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Offenbach Notes et Contrenotes

Die Rheinniexen

Dans le choeur funèbre qui introduit l’acte II des Fées du Rhin d’Offenbach (1864) on entend par deux fois le thème de l’ouverture de Giovanna d’Arco (1845) de Giuseppe Verdi. 

Musique chorale

Dans ses plus ou moins jeunes années, Offenbach a composé pas mal de pièces pour choeurs a capella ou avec accompagnement. J'ai retrouvé beaucoup de manuscrits de ce genre dans les archives familiales. C'est d'ailleurs lui-même qui copiait les parties séparées pour les choristes, qui, vu le petit nombre, devaient plutôt constituer un ensemble de solistes. Pourtant les biographes ne sont pas très bavards quant à la diffusion en concert de ce genre de répertoire. Quelques recherches s'imposent...

Barkouf et Boule de neige

J'ai relu au piano tout Boule de Neige. Musicalement, c'est un monde complètement différent de celui de Barkouf. Bien sûr il y a de très jolis numéros dans Boule de neige, mais la musique est généralement facile, accessible pour le public des Bouffes, très mélodique mais très attendue. Alors qu'avec Barkouf, il y a une surprise ou une hardiesse harmonique presque au tournant de chaque page. La musique de Boule de neige est agréable, celle de Barkouf est surprenante. Lorsqu'il s'agit de travailler pour la Salle Favart, Offenbach soigne considérablement sa plume. Et d'ailleurs, dans les mystères liés à cette partition, voilà encore une colle : le thème très enlevé de la cinquième figure du quadrille d'Isaac Strauss d'après Barkouf ne se trouve nulle part dans le manuscrit autographe de Barkouf. Mais pourtant, on le trouve comme choeur d'entrée au premier acte de Boule de Neige... Explication probable : une page abandonnée par Offenbach lors de la création à l'Opéra-Comique et finalement repris 10 ans plus tard dans Boule de Neige, mais dont Strauss aurait eu connaissance pour mettre en forme son quadrille avant que celle-ci ne soit retirée de Barkouf... Ouf !

Le baron de Wolzogen

Voilà comment se sont connus Offenbach et le baron de Wolzogen, l'adaptateur du livret des Fées du Rhin. En 1860 Wolzogen a écrit un article très élogieux sur Orphée aux enfers dans la Gazette musicale de Berlin. Offenbach l'a chaleureusement remercié. Wolzogen a alors demandé à Offenbach de lui fournir un petit historique de son Théâtre des Bouffes-Parisiens pour un ouvrage "sur le théâtre et la musique moderne" qu'il était en train d'écrire... Et de fil en aiguilles...

La Chatte métamorphosée en femme

Dans La Chatte métamorphosée en femme, Offenbach se cite lui-même avec quelques mesures du Rêve d'une nuit d'été ("une gigue anglaise"). Et ensuite, il reprendra le chant hindou "Miaou" dans Le Carnaval des revues qu'il confira au rôle du Diapason.