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Offenbach Notes et Contrenotes

Auguste Offenbach

Auguste Offenbach, le fils de Jacques, vient de rendre visite à son père à Saint Germain en Laye. Il écrit à sa soeur Jacqueline qui est à Étretat. Il termine sa lettre par le post scriptum suivant : "Il y a encore un tas d'histoires à propos du 5ème acte des Contes. Si papa ne te l'a pas écrit, je te l'écrirai" [Malheureusement la date sur l'enveloppe n'est pas lisible. Tout le reste de la lettre est très émouvant. Je publierai celle-ci dans son intégralité dès que j'en aurai achevé la transcription]

Jacqueline Offenbach

Le 4 avril 1879, Jacqueline Offenbach, dernière fille de Jacques, âgée de 21 ans, reçoit son brevet de capacité pour l'enseignement primaire, et devient ainsi institutrice de 2ème ordre.

Notes et pensées

Des phrases bien mystérieuses retrouvées avec beaucoup d'émotion dans un petit carnet de voyage qu'Offenbach avait emportait aux Etats-Unis. Ecrit de sa main :

"Je vous admire pour les choses que vous auriez pu faire - moi je vous admire pour les choses que ne ferez jamais"

"Les huit verres de cognac que j'ai pris avec de l'eau pendant la représentation de La Foire Saint-Laurent" [pour supporter la douleur ?]

Les Contes d'Hoffmann

Un détail concernant de loin Les Contes d'Hoffmann, mais qu'il convient de noter. C'est à la fin du mois de février 1879 que la revue Paris-Portraits (anciennement Paris-Théâtre) annonce que Léon Carvalho, le directeur de l'Opéra-Comique va entreprendre l'édification d'une bibliothèque musicale dans son théâtre afin d'y rassembler tout le répertoire de la maison. C'est cette bibliothèque qui sera partiellement détruite par le feu et surtout les eaux lors du grand incendie de 1887.

Les Contes d'Hoffmann

En observant l'ensemble du manuscrit autographe, bien des questions trouvent leurs réponses. Par exemple, ces mots mystérieux d'Herminie Offenbach à son fils Auguste : "Guiraud a apporté du travail pour toi". Auguste a effectivement participé à la rédaction définitive des Contes d'Hoffmann. Devant le manque de temps, son aide comme copiste a été certainement précieuse à l'orchestrateur. Certains numéros n'ayant pas été préparés par Offenbach pour recevoir l'orchestration (comme à son habitude), c'est Auguste qui copie les parties vocales et la partie de piano a leurs places respectives sur les grands feuillets afin de préparer ses partitions à recevoir l'instrumentation de Guiraud. En revanche, lorsque certaines numéros ont déjà été préparé par Offenbach à être orchestrés, mais sont toujours dans la version primitive d'Hoffmann baryton, c'est Auguste qui va rayer ou gratter l'ancienne ligne vocale d'Hoffmann écrite en clef de fa (clef de basse) pour la remplacer par la nouvelle ligne en clef d'ut 4 (clef de ténor).