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Offenbach Notes et Contrenotes

Entrez, Messieurs, Mesdames...

Dans le n° 4, scène de Polichinelle, Offenbach reprend la chanson populaire "Pan qu'est-ce qui est là ? c'est Polichinelle ma'm'zelle. Pan qu'est-ce qui est là ? c'est Polichinelle que v'là" ! Quant au numéro 2, l'air de Titi, Offenbach s'en est souvenu parfaitement 14 ans plus tard, lorsqu'il fait chanter à Trémolini son boniment dans La Princesse de Trébizonde...

La Créole

En découvrant une mélodie de jeunesse pour voix, flûte, hautbois et piano intitulée "C'est un ange qui prie", je découvre par la même occasion d'où provient la mélodie principale du quatuor de La Créole "Il dort faisons silence", et repris dans comme thème principal dans l'ouverture ...

Jules Barbier

Il est émouvant de retrouver les coordonnées du librettiste Jules Barbier, écrites de sa main dans un carnet où figurent les premières esquisses musicales des Contes d'Hoffmann d'Offenbach (1875)

Barkouf et Boule de neige

Offenbach n'a réutilisé que quatre numéros de Barkouf (et pas tous en intégralité) dans Boule de neige. Jusqu'à la première, la pièce a souvent changé de titre : Le Grand Mogol, Une révolte dans l'Inde, Le Roi Barkouf, Le Sultan Barkouf, et finalement Barkouf. Ca ne lui a pas porté chance. Le manuscrit autographe témoigne des nombreux remaniements apportés par le compositeur à la veille et au lendemain de la création (houleuse, comme on le sait). Certains rôles connurent aussi un véritable défilé d'interprètes remplacés les uns après les autres, et particulièrement le rôle de Maïma.

Orphée 74

Le célèbre "Scintille diamant" dont Raoul Gunsbourg emprunta la mélodie à l'ouverture du Voyage dans la lune pour confier un nouvel air à Dapertutto lors de sa révision des Contes d'Hoffmann en 1904, provient en premier lieu du ballet "L'Atlantide" (appelé aussi Le Royaume de Neptune) qu'Offenbach ajouta à son opéra-féerie Orphée aux enfers en 1875. On ne devrait donc plus dire : d'après Le Voyage dans la lune, mais d'après Orphée aux enfers...